A l’origine, le Jabador est une tenue simple que l’on porte à l’extérieur pour faire des emplettes au marché ou dans les souks, mais de nos jours il peut être une tenue haut de gamme. Constitué de 2 pièces – un pantalon et une longue tunique pouvant être cintrée, ornée de perles et de bijoux – il est souvent porté par les jeunes femmes qui cherchent l’équilibre entre tradition et modernité. Le Jabador est parfois préféré au caftan lors de fêtes ou baptêmes car plus pratique et agréable à porter… même par les hommes.

Le caftan

Le caftan ou Takchita est apparu au Maghreb dès le 3ème siècle après JC. Costume ancestral datant de la civilisation gréco-romaine, il a connu à travers le temps plusieurs remaniements tout en gardant à travers les âges sa spécificité, à savoir son ampleur procurant une grande aisance de mouvements.
A l’origine, le vêtement étant onéreux, seuls les sultans et leurs épouses avaient le privilège de porter une telle tenue. Il fallait en effet des mois pour façonner, broder et perler à la main des tissus nobles aux fils d’or et d’argent.
Or, depuis le 21ème siècle, le Caftan s’est largement démocratisé grâce à des versions moins coûteuses, et rares sont les foyers qui n’en possèdent pas.
Tenue d’apparat parfaite, il est également porté par les hommes.

La Djellaba

Véritable phénomène de mode, la djellaba est désormais autant appréciée des hommes que des… femmes.  A l’origine, ce costume officiel et traditionnel issu de la culture musulmane,  était – par principe de pudeur en référence au Coran – porté par les hommes. Il était alors confectionné avec diverses étoffes en fonction des saisons et des fêtes…
Depuis, la djellaba s’est féminisée : devenue le vêtement le plus représentatif de la femme marocaine comme symbole d’élégance et de légèreté, elle se décline dans une large gamme : courte et décolletée pour femmes ; sortie de bains pour bébés ; mi-longue pour hommes. Elle se porte généralement avec des babouches.

La Gandoura

La Gandoura, vêtement traditionnel masculin, se vend  principalement durant le mois du ramadan ou lors de l’Aïd. Il existe 2 versions : la gandoura simple – longue robe ample en coton et à manches courtes – et le M’likh, à savoir deux gandouras à manches longues superposées. Ce dernier est de bien meilleure qualité, plus élégant que la simple gandoura car cousu main.

Les Babouches

La babouche ou « Belgha » se fabrique selon un savoir-faire ancestral. Les cuirs proviennent des tanneries de la Médina de Fès. Ses motifs et formes diffèrent d’une région à l’autre. Même de nos jours, elle reste la « chaussure » la plus portée car légère et pratique, représentant tout un art de vivre. Conçue pour pouvoir facilement être déchaussée, elle permet aussi une ventilation naturelle du pied. La babouche, symbole de temps et de réflexion, est à l’opposé de la chaussure de sport qui représente la course et la rapidité.
Traditionnellement, elle est cousue main par un ouvrier qui ne fabrique qu’une paire par jour. Il en existe deux formes : les arabes à bout pointu pour les citadins, les berbères à bout carré ou rond pour les ruraux. Elle reste indispensable pour la parure des mariages et des fêtes religieuses. Les puristes la choisissent d’un jaune éclatant et de préférence fabriquée à Fez.

Le Tarbouche

Le Fez ou « Tarbouche de Fès » est un couvre-chef  masculin en laine, presque toujours rouge, et qui tire son nom – comme son appellation l’indique – de la ville de Fès. Rigide, conique et haut de forme, il se porte avec les habits et babouches traditionnels les jours de fête.

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