La question de l’origine des Berbères se pose qui revendiquent une présence au Maghreb datant de cinq mille ans. Tout en faisant partie des premiers habitants d’Afrique du Nord, ils ont longtemps vécu en communautés enclavées et fermées.

À l’origine, le terme barbare a été emprunté au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien bárbaros qui désignait les étrangers, les peuples n’appartenant pas à leur civilisation et dont ils ne comprenaient pas la langue.

Les Berbères du Maroc – qui s’appellent eux-mêmes « Amazigh » (hommes libres ou rebelles) – représentent entre 50 à 75% (selon les sources) de la population marocaine.

Pendant longtemps, il était interdit de porter des prénoms berbères, mais aujourd’hui c’est de nouveau possible.

La langue berbère, le tamazight, langue de transmission orale, est de nouveau enseignée depuis le 20août 1994, suite à une décision du Roi Hassan II permettant ainsi une réparation à l’égard de la culture, de l’identité et des droits de la communauté berbère. Cette langue possède son propre alphabet, le Tifinagh.

Régions berbères du Maroc?

Les Chleuhs sont établis dans le Sud-Ouest du Haut Atlas, l’Anti-Atlas, la vallée du Souss, et le Désert Atlantique du nord. Les Zayanes dans le Moyen-Atlas central (région de Khénifra). Les Rifains dans le Rif, et les Chlouh dans la région de Figuig

L’art des tapis berbères

A l’origine, le langage abstrait et géométrique du tapis berbère est dérivé du corps, de la forme et des fonctions des organes sexuels humains. Fondé sur la dualité et la rencontre des deux sexes, il exprime la magie de la fertilité universelle, incluant tous les aspects de la nature. Création artistique de la femme berbère, son tapis reflète toutes les phases de sa vie et notamment son expérience sexuelle comme vierge ou nouvelle mariée, l’union avec l’homme, la grossesse et l’enfantement.

Ainsi le tapis est un objet artistique réalisé dans des familles de tradition pastorale et qui vivent en général de l’élevage et de l’agriculture.

En raison de son rôle économique primordial, le tissage constitue une activité essentielle dans les milieux ruraux et s’inscrit dans un mode de commercialisation traditionnel, basé sur le troc. Le fonctionnement des ménages est clairement établi : tissage et modelage des tapis appartiennent à la femme, leur vente sur les marchés hebdomadaires, au mari, le bénéfice lui permettant l’achat de produits nécessaires à leur subsistance.L’art du tissage se transmet de mère en fille.

Les motifs de tissage, qui diffèrent d’une tribu à une autre, sont à prendre comme autant de « signatures ». Un « bon » tapis peut avoisiner les 480’000 nœuds/m² et demander jusqu’à neuf mois de travail. Les teintures naturelles utilisées sont principalement le safran, le henné, la menthe, mais il appartient aux connaissances de la tisserande d’en élargir la palette.

Laine et tissage

Dans certaines régions du Maroc, la laine reste considérée comme « un cadeau du ciel »; on lui attribue le don de protéger l’homme des forces maléfiques. Depuis la tonte jusqu’à l’ourdissage, elle est traitée avec soin et travaillée selon un rituel précis qui se transmet de génération en génération.

Les motifs

Les formes stylisées, fidèlement reproduites par les tisserandes évoquent les éléments de leur culture (chemin, rivière, fleurs, miroirs, gâteaux, étoiles, scarabées, scorpions, etc.).

La théière de profil, souvent placée au centre de l’ouvrage, est pleine de sens, faisant référence à l’accueil et la convivialité chers aux tribus.

Sinon, les motifs les plus fréquents sont : losanges, lignes brisées, damiers, chevrons, croix, croisillons droits ou obliques, peignes et étoiles.

Représenté seul, le losange est parfois vu comme « l’œil » qui protège des mauvais sorts.

Les papillons – sous forme de deux triangles se touchant par une de leurs pointes – signifient également des fleurs ou des étoiles, symboles de la beauté féminine.

La femme, libre dans son espace, pieds écartés et bras levés, représente un signe de l’alphabet tifinagh.

La croix de patte de perdrix, la main de Fatma et la ceinture de mariée sont fréquemment représentées.

La croix berbère, souvent au centre du tapis, rappelle l’architecture de la kasbah.

La musique berbère

La musique berbère est basée sur des chants de travail ou de moissons et la vie marquée par les fêtes de saisons.

Les vêtements

Plus particulièrement dans le sud, il est encore fréquent de voir des femmes vêtues d’habits traditionnels ou portant le maquillage de fête, déssiné au henné ou au safran.

La cuisine berbère

La cuisine berbère est une cuisine ancestrale qui a peu évolué au cours du temps. Comme elle diffère d’une région à l’autre, il n’est guère aisé de parler de cuisine «typiquement berbère». Elle est généralement faite de blé, d’orge, maïs, lait, beurre, miel, viande, tripes et gibier. Nous vous invitons à cliquer sur ce lien pour cuisiner votre propre menu berbère.

Important : Le safran doit impérativement être conservé au sec.

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