La céramique

L’argile, de très bonne qualité, est d’abord travaillée jusqu’à disparition des impuretés puis façonnée en vases, jarres, pots, plats et plateaux. Ces poteries sont généralement embellies par des décorations florales ou géométriques dans les teintes typiques de la région. Les villes potières les plus réputées sont Fès, Safi et Salé.

L’ébénisterie

Se pratique principalement à Fès, Meknès et Tétouan. A partir d’un bois provenant des régions de l’Atlas ou du Rif, les artisans façonnent, selon un procédé traditionnel, divers objets sculptés et peints : boîtes, chaises, tables, armoires, bureaux, cendriers, étagères…

Fès et Tétouan sont spécialisés dans la peinture sur bois appelée Zouak

Fès et Meknès sont renommées pour leurs moucharabiehs, qui demandent un travail d’une grande finesse (assemblage de petits éléments en bois tournés pour former des compositions géométriques très sophistiquées).

La dinanderie

Art de façonnage du cuivre ou bronze dans lequel excellent les orfèvres Marrakchis, Fassis et Meknesis qui produisent des objets précieux de décoration et d’ornementation pour les habitations et lieux publics, à savoir : plateaux, braseros, théières, chandeliers, armes, bougeoirs, appliques, moucharabiehs, miroirs…

Les tapis

Parmi toutes les activités artisanales du Maroc, le tissage est certainement la plus ancienne tradition. Il existe deux catégories de tapis :

  • Le tapis rural, plus communément appelé « tapis berbère » que l’on retrouve dans les régions d’Azrou, Oulmes, Chichaoua et Ouarzazate.
  • Le tapis moderne ou « citadin » que l’on retrouve dans les régions de Rabat, Meknès, Fès et Marrakech.

Les vêtements

Traditionnellement riche et varié grâce à la diversité des étoffes, des formes, des couleurs et de l’art du drapé, le costume marocain pour homme et pour femme se décline selon les cultures locales, voire de chaque groupe social.

Deux grandes tendances s’en dégagent, le costume citadin et le costume rural ou montagnard.

Les hommes portent

  • Le Silham ou Burnous, de couleur unie, noir ou blanc, porté sur la Djellaba avec un capuchon.
  • La Djellaba, vêtement ample en laine ou en étoffe légère, avec des manches longues et larges, ainsi que doté d’un capuchon.
  • Sous la Djellaba, le Caftan : robe longue sans col, à manches longues, fermé sur le devant par de nombreux boutons brodés.
  • Le Tarbouch comme couvre chef pour les citadins et Razza pour le costume rural.
  • Des Belgha (babouches) portées par les hommes comme par les femmes.

Les femmes portent

  • Le Haïk, sorte de cape ample, en tissu fin et de couleur blanche, surtout en milieu rural et tout spécialement dans certaines régions du Maroc. On peut dire que le Haïk est la version féminine de la djellaba.
  • Sous le Haïk, le Qmiss, sorte de longue camisole en tissu léger et couvrant le Seroual ou pantalon bouffant.
  • Le Caftan et la Mansouria, deux robes longues pour femmes en tissu généralement fin. Le Caftan est l’habit de fête qui mettra en exergue la féminité par de fines étoffes et soieries aux teintes chatoyantes, broderies dorées, argentées, contours et extrémités décorés, le tout donnant une sensation de richesse et de féminité. Une ceinture brodée de fil de soie ou d’or serre le Caftan à la taille.
  • La gandoura, une sorte de tunique sans manche, généralement blanche.

La broderie

L’art de la broderie sur tissu revient aux femmes artisans de Fès, Meknès, Salé et Rabat. Pour ce faire, elles utilisent des fils de soie de différentes couleurs. La délicatesse de leur travail se retrouve tant dans les tenues vestimentaires (caftans, djellabas, écharpes, pantalons) que dans le linge de maison (draps, nappes et napperons).

La maroquinerie

Art typiquement marocain, emprunt d’un savoir-faire ancestral. Des quartiers spécifiques restent encore réservés aux tanneurs dans les souks de Fès et Marrakech où vous trouverez de nombreux articles en cuir : babouches, pouffes, peaux, ceintures, chaussures, blousons, pantalons, vestes, sacs, serviettes, porte-documents, portefeuilles…

La vannerie

A Fès, Marrakech, Salé ou dans le Rif, les vanniers tressent manuellement divers objets dont paniers, plateaux, boîtes, corbeilles, dessous de plats…

Les bijoux

Le travail des métaux précieux (orfèvrerie, ciselage, sertissage) est la spécialité exclusive des artisans Fassis et Soussis – originaires de la région de Sousse en Tunisie ou de la région du Souss au Maroc – qui excellent dans l’art de concevoir et la réalisation de pièces fines et raffinées (bracelets, ceinturons, diadèmes, bagues, pendentifs, boucles d’oreilles…)

La poterie

La poterie est une des premières activités artisanales de  l’humanité. Au Maroc, cette tradition séculaire s’est élevée au rang d’un art rarement égalé. On distingue trois catégories majeures : la poterie citadine, aux modèles fastueux, pour la plupart fabriqués à Fès, Safi et Salé et les deux poteries rurales du nord et du sud, toutes deux utilitaires, la première étant largement pratiquée par les femmes et la seconde par les hommes.

Les Tanneries

Les tanneries à Fès sont aux environs immédiats de sources d’eau, pour 2 raisons:

  1. Les tanneurs y trempent leurs peaux au cours de leurs préparations
  2. Elle assure le déversement des résidus qui proviennent des peaux.

Il existe trois types de peaux : ovin (mouton), bovin (vache) et caprin (chèvre) qui sont achetées au souk, apportées à la tannerie revêtue de poils, fraîches ou salées. Les différentes étapes du tannage des peaux

  1. La première opération est le lavage qui dure d’une nuit en été à quatre jours en hiver.
  2. La teinture doit se faire soigneusement, elle dure deux à trois heures.
  3. L’épilation ! L’épileur à l’aide d’un couteau qu’il tient des deux mains, arrache les poils de la toison tendue sur une perche appuyée contre le mur.
  4. Bassins à chaux qui sont remplis d’eau chargée de chaux éteinte puis de chaux active et de chaux vive.
  5. Le lavage se pratique de deux manières différentes : l’une moderne dans une machine électrique, l’autre traditionnelle nettoyée de façon cadencée avec les pieds.
  6. A la sortie du bassin ou de la machine, les peaux subissent l’action de bains successifs et variés dans les fosses.
    - Le bain de fiente de pigeons sauvages. Les peaux y restent de quatre à huit jours.
    - Le bain de son. Il s’effectue dans la même fosse après nettoyage. Les peaux y restent de 10 à 15 jours en été.
  7. Après séchage des peaux, les ouvriers procèdent à la teinture. Les tanneurs versent la peinture par petits jets sur la peau et l’étendent sur toute la surface côté fleur en frottant de la main pour la faire pénétrer, ensuite les peaux sont étendues sur la paille au soleil.
  8. Assouplissement des cuirs.
  9. Le lissage côté chair se fait avec un outil composé d’une lame de fer convexe sur une tige de bois laquelle est assemblée à une sorte d’arc en bois.
  10. Les peaux peuvent être vendues pour des babouches, sacs, pouffes, livres, etc.

Le zellige

Le zellige est un élément d’architecture maroco-andalouse, qui a su parfaitement s’adapter aux styles de décoration contemporains tout en préservant un mode de fabrication artisanal. Il s’agit de mosaïques géométriques utilisés principalement sur les bâtiments, à base de céramique. La palette de couleurs vives permet de multiplier les compositions à l’infini. Le zellige est utilisé pour les murs, mais également pour les sols.

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